Bienvenue aux Paniers Verts!

Je sais, je dois des excuses aux millions de milliards de mes lecteurs assidus qui, depuis le 3 juin, attendent avec impatience de mes nouvelles (comment? Personne n’attend de mes nouvelles? Mais si, vous êtes là, vous!).
C’est vrai, j’ai peu posté. Mais j’ai une bonne excuse! Cet été, beaucoup de choses se sont passées, dont une idée folle qui a fait son petit bout de chemin : celle de nous associer, ma cousine Valérie et moi, pour poursuivre ensemble l’aventure de la Pépinière des Genêts, à Bornival (ce petit village brabançon qui, pour moi, est devenu le centre du monde).
Je suis donc devenu jardinier! Ou, plus exactement, je me rends compte que je ne le serai sans doute jamais tout à fait: car au plus j’en apprend, au plus je dévore des bouquins, au plus je me rends compte à quel point je suis ignorant! Et c’est l’une des facettes qui rend ce métier passionnant: il est si facile d’y consacrer une vie sans jamais être blasé.
Mais revenons à nos chardons.
Notre aventure s’appelle Les Paniers Verts. C’est une pépinière entièrement dévolue au potager ou, plus exactement, c’est un immense potager où poussent toutes sortes de légumes, courants et rares, amusants ou zarbis, dont nous faisons des paniers équilibrés que nous proposons à nos clients (tout ce que vous voudriez savoir à ce sujet se trouve ici.
Voici donc quelques photos de mon nouveau bureau :

La maison du jardinier vue depuis l’entrée. On distingue les couches à châssis, et la petite serre destinée aux semis.

L’une des parcelles de notre potager. Au premier plan, derrière les dahlias, le chou de Bruxelles rouge Falstaff affûte déjà ses bourgeons.

Le chou Noir de Toscane ou chou palmier: l’une des stars de notre jardin, une excellente variété du XIXème siècle, dont le goût s’affine après les premières gelées.

Derrière la glycine et les cosmos, les choux de Bruxelles Falstaff et les haricots à rames.

Une planche de bettes multicolores qui se prélassent au soleil en attendant d’égayer des paniers de légumes.

Le hon-tsaï-taï est une excellente crucifère chinoise, aux tiges pourpres et aux inflorescences jaunes. Il se déguste poêlé, au beurre, lorsqu’il fleurit. C’est à mon sens l’un des meilleurs légumes qu’il soit possible de cultiver dans un potager européen.

Non, ces scaroles ne sont pas importées de Lausanne. Elles blanchissent, tout simplement!

Une planche de choux, encore un peu jeunes hélas… Mais c’est le prix à payer lorsqu’ils succèdent aux pommes de terre.

Sans doute l’une des ultimes serres Finet encore en production! Regardez-la bien, c’est une antiquité!

Pour vendre des légumes, il faut un magasin. Et dans le magasin, il faut un comptoir. Prochain objectif : dans le comptoir, trouver un peu de sous!

On peut acheter tout ça aux Paniers Verts. Et bien plus encore!
Et si vous êtes jaloux et que mon nouveau bureau vous inspire, je vous renvoie aux paroles de ma Bonne Fée nommée André : “Si vous aimez ça, faites-le.
Sous le béton, la Prêle

Ou, pour être plus exact, derrière le béton. Car à notre arrivée, il y eut comme un instant de flottement. Instant cruellement matérialisé par le regard tout en surprise de ma compagne de route, s’apprêtant à me faire remarquer que je m’étais trompé d’adresse, que ce parking de gravier bordé de thuyas sur lequel nous nous trouvions, face au quai de déchargement d’un bâtiment industriel, ne pouvait pas être la jolie pépinière que nous avions tant envie de visiter.
Et pourtant si!

Dimanche dernier, puisque nous étions déjà à Beez, nous avons poussé jusqu’à Oreye, pour visiter la Pépinière de la Prêle.
J’avais depuis longtemps envie de visiter cet endroit car j’aime les légumes, les aromatiques et le potager, toutes choses qui abondent à la Prêle, puisque l’endroit est tenu par la fille de M. Jean-Luc Muselle, célèbre collectionneur belges de légumes.

A la Prêle, il y a donc des plantes potagères, mais ce n’est pas tout: on y trouve aussi d’intéressantes vivaces, des bambous, de splendides Pelargonium de collection… En fait, on y trouve plein de petits trésors disséminés au gré des allées.
Et puisqu’on parle de Pelargonium, voici quelques spécimens qui m’ont beaucoup plu. Il s’agit de plants-mères, mais des boutures enracinées sont disponibles pour la plupart d’entre eux à un prix tout à fait correct:
Le superbe feuillage de P. Vancouver Centennial.
Les teintes tout en délicatesse de P. Apple Blossom.
P. Stellar Rose double.
P. Pagode.
Le feuillage subtil de P. Crispum minor, dont les fleurs se faisaient timides ce jour-là.
P. Stellar Alan West en pleine floraison.
Le feuillage délicat du géranium-lierre P. Peltatum Spotlight Hotline.
Je ne retrouve plus dans mes notes le nom de cette superbe variété: tout indice est le bienvenu!
Mais, comme je vous le disais plus haut, il n’y a pas que de beaux géraniums à la Prêle: il y a aussi des plantes du potager. D’ailleurs, le nom de cette partie de la pépinière est Le Potager Gourmand, un nom particulièrement bien porté puisque j’y ai trouvé de quoi amplement saliver: topinambours fuseaux, violets ou patates, sauge ananas, une quantité invraisemblable de menthes et de thyms, des fraisiers peu courants, des variétés rares de tomates — dont des plants à repiquer — et, à même le potager, de l’arroche rouge, du chou de Daubenton, de monstrueux cardons, et j’en passe.
Un cultivar panaché du chou vivace de Daubenton. Un chou perpétuel, que l’on coupe au gré des besoins. Son gros avantage: on prélève ce qu’on consomme, sans être obligé de jeter ce qu’on ne parvient pas à utiliser, comme c’est hélas souvent le cas des gros choux pommés. Amis maraîchers, faites-nous de petits choux, nous en achèterons plus souvent!
Arroche rouge Atriplex Hortensis var. Rubra.
Des menthes, des menthes, des menthes! Belge, marocaine, espagnole, de Tachkent, de partout!
Quelques dizaines de variétés de fraisiers rares, pour nous rappeler qu’il n’y a pas qu’Elsanta.

La visite de cet endroit magique se termine par un petit jardin d’ombre où sont présentées les plantes les plus délicates.
Un jardin d’ombre que l’on quitte presque à regrets!
Au hasard des vivaces, un heuchera isolé au splendide feuillage cuivré. Caramel ou Crème Brulée?
Enfin, cet endroit magique est également ouvert le dimanche après-midi: une belle destination de balade, à quelques minutes à peine de Liège par l’E40. Si j’ajoute qu’on y est très gentiment accueilli, même lorsque les clients se bousculent, il n’y a vraiment plus rien pour vous retenir devant votre écran.
Pour tout savoir
La Pépinière de la Prêle
Ancienne Chaussée Romaine 76
4360 Oreye
Tél: 0498 78 19 33
Sur internet : www.laprele.net
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Jardinier! Ça a l'air simple dit comme ça, mais quand on a 39 ans et une carrière dans un tout autre secteur, c'est tout de suite plus sportif. J'ai hâte de partager avec vous les étapes de cette reconversion. Bonne lecture!



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